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Le printemps est enfin arrivé! C’est le moment de mettre les mains dans la terre pour faire pousser des semis qui donneront de délicieux légumes. Une idée de plus en plus répandue consiste à planter des semences ancestrales dans nos potagers. Pourquoi? Parce que ces variétés de fruits et de légumes que nos ancêtres cultivaient pourraient être plus résistantes face aux changements climatiques. Sors tes gants de jardinage, on va faire germer ce sujet.

Des fruits et légumes disparus

Le melon d’Oka, le concombre de tante Alice, la tomate Plourde, le haricot Thibodeau, la pomme de terre «crotte d’ours»… toutes sortes de fruits et légumes aux noms étonnants étaient cultivés au Québec il n’y a pas si longtemps. Mais on ne les trouve presque plus dans nos champs et encore moins à l’épicerie. 

Pourquoi? Parce que, pendant le 20ᵉ siècle, l’agriculture industrielle s’est beaucoup développée. Et les semences traditionnelles ont été remplacées par des variétés plus faciles à cultiver en très grande quantité. 

Imagine: 90 % des variétés de plantes cultivées pour l’alimentation ont disparu de la surface de la Terre depuis le début des années 1900 ! Ça signifie qu’aujourd’hui, une grande partie de la nourriture mondiale provient d’un très petit nombre d’espèces. Ça pose plusieurs problèmes:

👎 Si on cultive une seule sorte de patate, par exemple, et que cette sorte est atteinte par une maladie ou un insecte, des cultures entières pourraient être détruites. Ça rend vulnérable aux pénuries.

👎 Quand des espèces cultivées disparaissent, c’est une partie de notre histoire qui disparaît: plus jamais on ne pourra déguster ces fruits et légumes ou reproduire les recettes de nos ancêtres. 

À la rescousse!

Heureusement, des passionnés d’agriculture, comme Bernard Lavallée, le nutritionniste urbain, ont décidé de passer à l’action. Ils distribuent ou vendent des variétés très anciennes de fruits et légumes québécois pour éviter qu’elles disparaissent.

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