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À Blainville, dans les Basses-Laurentides, se cache un milieu humide exceptionnel: une immense tourbière. Ce précieux habitat est menacé par l’enfouissement de déchets dangereux. William Guindon a 14 ans et est un passionné de nature. Il habite tout près de cette tourbière, et a décidé de prendre les grands moyens pour la sauver. Prends ton carnet de notes, on part à sa rencontre!

William, parle moi de cet habitat précieux que tu souhaites protéger.

À Blainville, on a de la chance: il y a plein de milieux humides où on peut marcher, faire du vélo et observer toutes sortes d’espèces. On y trouve des marais, des étangs et, surtout, la Grande Tourbière.

PHOTO OPHÉLIE DELAUNAY

Dans une tourbière, les végétaux morts se décomposent très lentement et forment une matière noire: la tourbe. Celle-ci agit comme un immense coffre-fort: elle emprisonne le CO2 pendant des milliers d’années, ce qui aide à lutter contre les changements climatiques.

PHOTO RUBICON ROUGE, GOOGLE MAPS

La Grande Tourbière de Blainville a commencé à se former il y a environ 6 000 ans. Elle abrite plein de plantes et d’animaux, dont certaines espèces menacées. 

Quel est le problème avec la Grande Tourbière de Blainville?

Il y a plusieurs industries tout autour de la tourbière, et des analyses ont détecté des produits nocifs pour la santé dans l’eau et dans le sol. Ça m’inquiète beaucoup.

En plus de ça, un site d’enfouissement de déchets dangereux veut s’agrandir sur une partie de la Grande Tourbière. Résultat: un habitat précieux pour plusieurs espèces sera détruit. J’ai aussi peur que cela entraîne encore plus de contamination.

PHOTO OPHÉLIE DELAUNAY

Qu’est-ce qui t’a motivé à agir pour protéger la tourbière? 

Depuis que je suis tout petit, je lis des magazines scientifiques et je me passionne pour la nature. L’an dernier, des milliers de personnes ont protesté contre l’agrandissement du site d’enfouissement. Malgré cela, le gouvernement du Québec a adopté une loi obligeant la Ville de Blainville à céder une partie de la Grande Tourbière pour permettre la réalisation du projet. 

Je me suis dit que ce n’était pas normal et j’ai cherché d’autres façons de protéger ce milieu humide. Grâce à mes recherches, j’ai découvert qu’il existait plusieurs organisations internationales qui pourraient m’aider.

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