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Le jeune réalisateur québécois Émile Roy adore raconter des histoires à travers ses films. Cette passion lui est venue vers l’âge de 10 ans et, depuis, il n’a jamais arrêté! Pour son nouveau film, L’Ère du feu, il est parti en Amazonie. Son but? Découvrir comment les changements climatiques transforment la vie des peuples qui vivent dans cette forêt précieuse d’Amérique du Sud. J’ai eu la chance de lui parler lors de la première du film. Prends ton micro: on part à sa rencontre!

IMAGE LES AS DE L’INFO

Bonjour Émile! Pourquoi as-tu choisi de faire un film en Amazonie?

PHOTO VINCE NOËL
Micha Jam et Émile Roy lors de la première projection de L’Ère du feu.

La première raison, c’est que j’ai une bonne amie, Micha Jam, qui étudie les peuples autochtonesd’Amazonie. Elle m’a proposé de les rencontrer pour parler des feux de forêt.

La seconde, c’est que ce lieu est magnifique et mystérieux. Tout ce qu’il y a de plus beau de la vie sur Terre est concentré dans cet endroit-là. 

La troisième, c’est que la forêt amazonienne est vraiment importante pour tous les habitants de la planète et pour le climat. Elle produit beaucoup d’humidité, c’est un gigantesque climatiseur qui refroidit l’air, elle stocke aussi le carbone comme une éponge. Malheureusement, cette précieuse forêt est en danger et j’avais envie d’en parler.

À quoi ressemble l’Amazonie?

On pourrait dire qu’il y a deux Amazonie. Celle avec une jungle encore intacte et protégée au nord du Brésil et de la Colombie, du Pérou… On y trouve des arbres immenses aux troncs énormes. Il y a aussi des animaux incroyables comme les aras, de magnifiques perroquets rouges, des jaguars, des tortues venimeuses, des alligators…

PHOTO ÉMILE ROY

Dans l’autre partie, au sud, on a coupé beaucoup d’arbres. Résultat: c’est presque le désert. Il n’y a que des champs où on élève des bœufs et où on cultive du soja pour nourrir ces animaux.

PHOTO ÉMILE ROY

 Avec qui t’es-tu rendu là-bas?

J’y suis allé avec Micha. Comme elle parle très bien le portugais, la langue utilisée dans cette région de l’Amazonie, elle était ma traductrice. Il y avait aussi Kuaimbú, un jeune caméraman de la communauté Uru-Eu-Wau-Wau qui vit là-bas.

PHOTO ÉMILE ROY

 

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